Journal Prix du marché
Renovero, Ofri, localsearch : prix et contrats, relevés à la source.
Tu paies peut-être déjà l'un des trois, ou tu reçois leurs appels. On a relevé leurs prix publiés, lu leurs contrats et repris ce que la Confédération a écrit. Pas d'avis, pas d'adjectifs : les chiffres, les clauses, les dates. Tu décides.
27 août 2026Lecture 7 minutesPrix et contrats relevés à la source le jour même
Une précision d'abord, parce qu'elle change la lecture de tout le reste : ces trois noms ne font pas trois maisons. Renovero appartient à Swisscom Directories SA, la société derrière localsearch, local.ch et search.ch. C'est écrit sur leurs propres pages. Ofri est un acteur indépendant. Quand tu compares « les plateformes », tu compares en réalité deux maisons, dont une qui possède plusieurs marques.
Renovero, local.ch et search.ch appartiennent à la même société, Swisscom Directories SA, qui opère sous le nom localsearch. Ofri est indépendant.
Vérifié le 27 août 2026 sur les pages des plateformes elles-mêmes. Niveau de preuve 1 : c'est leur propre mention.
Les prix publiés, relevés le 27 août 2026.
Renovero. L'abonnement mensuel des artisans est affiché à 69 francs le premier mois, puis 209 francs par mois dès le deuxième, avec renouvellement automatique. Les abonnements annuels sont affichés à 499, 1 499 et 2 099 francs par an selon la formule. Le modèle est l'appel d'offres : les demandes de particuliers sont ouvertes à plusieurs entreprises, qui font offre sur le même chantier.
Ofri. L'adhésion est affichée à 123 francs 50 par mois, avec un avoir de crédits inclus. Ensuite, chaque contact confirmé se paie en crédits, entre 3 et 150 francs selon le type de chantier : sur leur propre page d'exemples, une rénovation de salle de bains est affichée à 39 francs le contact, une couverture de terrasse à 42. Là aussi, plusieurs artisans peuvent se positionner sur la même demande.
localsearch. Le produit de présence en ligne digitalONE est affiché par modules, de 39 à 229 francs par mois pour la présence de base selon le palier, les autres modules s'ajoutant par-dessus. C'est un produit d'annuaire et de présence, pas d'appel d'offres : la logique est différente des deux précédents.
Aucun jugement là-dedans : recevoir des demandes dès la première semaine a une vraie valeur quand l'agenda a des trous. Le point est ailleurs : sais-tu ce que tu paies, ce que tu possèdes, et comment tu sors ?
Ce que disent les contrats, clause par clause.
On a lu les conditions générales publiées de localsearch, version de février 2025. Quatre clauses méritent d'être connues avant de signer ou de laisser se reconduire :
Durée d'un an avec reconduction tacite d'un an et préavis de 30 jours, le contrat écartant expressément la résiliation anticipée de l'art. 377 CO (§3.3). Résiliation valable uniquement par lettre recommandée (§3.5). Cesser ou vendre son entreprise ne donne aucun droit de résiliation anticipée (§3.7). Et sur le produit site web, le site n'est pas transféré au client à la fin du contrat (§6.2.5).
Conditions générales publiées par localsearch, version février 2025, lues intégralement par nous. Niveau de preuve 1 : texte contractuel public, vérifiable par n'importe qui.
Et sur le périmètre réel du produit, c'est leur propre document qui le dit le plus clairement. La description produit de digitalONE, version de juin 2026, liste dans ses « prestations non incluses » : « Contrôle qualité et mise à jour régulière du profil d'entreprise » et « Interventions en cas d'évaluations ou de commentaires négatifs ». Autrement dit, la tenue de la fiche et la réponse aux avis restent chez toi, ou se paient à part.
Ce que la Confédération a écrit.
Le 10 septembre 2024, la Commission de la concurrence a classé son enquête visant Swisscom Directories en constatant que les clients concernés se sont tournés vers « les services d'annuaire comparables de Google et Bing », et que les inscriptions sur local.ch et search.ch « ont fortement perdu de leur importance ».
C'est une décision publique de l'autorité fédérale de la concurrence, pas un avis d'agence. Elle dit une chose simple : l'endroit où tes clients te cherchent aujourd'hui, c'est Google. C'est aussi pour ça que la fiche Google d'une entreprise, gratuite, pèse souvent plus que son inscription d'annuaire payante.
Les trois questions à poser avant de signer, ou de reconduire.
1. Qu'est-ce qui t'appartient à la fin ? Une demande achetée est consommée le jour où tu la reçois. Un site, une fiche tenue et des avis restent à toi et travaillent l'année suivante aussi. Si le contrat dit que le site ne t'est pas remis, tu loues, tu ne possèdes pas.
2. Combien te coûte un chantier gagné, tout compris ? Abonnement plus contacts payés, divisé par les chantiers réellement signés. C'est le seul chiffre qui compare bien, et lui seul te dira si la plateforme te convient.
3. Comment tu sors, et quand ? La date de reconduction, la forme exigée pour résilier, le préavis. À vérifier avant la signature, et à noter dans ton agenda après.
Comment lire les chiffres de cet article
Tout ce qui précède est factuel, daté et vérifiable. On le publie parce qu'un artisan qui décide en connaissance décide mieux, y compris quand il choisit de rester sur une plateforme.
- Les prix viennent des grilles publiées par les plateformes elles-mêmes, relevées le 27 août 2026. Ils peuvent changer : la date fait partie de l'information.
- Les clauses viennent des conditions générales et de la description produit publiées par localsearch, versions de février 2025 et juin 2026, citées avec leur numéro d'article.
- La décision de la COMCO est publique, datée du 10 septembre 2024.
Si un de ces chiffres change ou est inexact, écris-nous à contact@atelier-ai.ch : on corrige, et on date la correction.
On calcule ton coût par chantier ensemble ?
Quinze minutes au téléphone. Tu donnes ce que tu paies aujourd'hui et ce que ça t'a rapporté, on fait le calcul avec toi, et on te montre ce qui existe à côté. Si ta plateforme te convient, on te le dit et on s'arrête là.
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